CERCLE SENS & SANTÉ

Anticiper positivement l'hôpital de demain

Réaménagement de l’hôpital Camille Guérin de Châtellerault

Le 7 janvier dernier, Jean-Claude Coquema, directeur de l’hôpital Camille-Guérin de Châtellerault, a annoncé au moment de ses vœux le projet de reconstruction des urgences de l’établissement.

Il s’agissait, de toute évidence, d’un enjeu « prioritaire », selon la direction de l’hôpital. En effet, les urgences de Camille Guérin ont enregistré, en un an, une progression de 5,7% du nombre de passages, laquelle devrait se poursuivre d’ici 2020. Pas étonnant, dès lors, que M. Coquema souligne « l’inadéquation des locaux actuels » compte tenu du nombre de places disponibles.

Le projet, ambitieux, est estimé à 4,6 M €, et consiste en la construction d’un nouveau bâtiment de 1 450 m2, ce qui représenterait, selon le directeur, « le double de la surface actuelle ». Celui-ci devrait être validé fin 2017 après une finalisation des études, et les seize mois de travaux pourraient alors démarrer dès janvier 2018. Le but de ce chantier est, d’abord, d’améliorer la prise en charge des usagers. Une manière de rappeler – s’il en était encore besoin – la nécessité de répondre, avant tout, aux attentes des familles et des patients.

 

Autre progrès envisageable : la réduction du temps d’attente avant l’admission dans le service. Un projet, en définitive, qui n’est pas sans rappeler l’ouverture, en octobre dernier, du nouveau service d’urgence du CHRU de Brest.

Au-delà de Châtellerault, c’est l’avenir de l’ensemble du groupe hospitalier Nord Vienne qui se joue aujourd’hui, comme en témoigne l’évocation par Jean-Claude Coquema, lors de ses mêmes voeux, de nouveaux projets à plus grande échelle.

Parmi eux, l’élaboration possible d’un projet médical avec le CHU de Poitiers et le centre Laborit dont l’objectif est de créer un Groupement Hospitalier Territorial (GHT), dans la lignée de la loi de modernisation du système de santé. Mais c’est sans compter sur le plan de trois milliards d’économie pour les établissements de santé mis en place par le gouvernement. C’est pourquoi le directeur du groupe hospitalier Nord Vienne a rappelé la nécessité de renforcer « l’attractivité, les compétences et les structures de soins ».

Autres projets : réaménager la zone d’accueil de l’hôpital de Loudun, laquelle date de 1990, ou encore l’ouverture du nouveau pôle gériatrique du site de Châtellerault. Au moment de lancer ces nouveaux chantiers, Jean-Claude Coquema s’appuie sur un bilan qu’il juge positif : « Après une deuxième année de fonctionnement, l’activité du groupe, en 2015, a progressé dans de nombreux compartiments ». Davantage d’hospitalisations, progression de 8,4% du nombre de passages aux urgences, remplacement de l’IRM mobile et réaménagement du service de soins de suite : autant d’éléments qui poussent à croire que la dynamique enclenchée en 2015 par le groupe hospitalier est bonne.

Toutefois, ces éléments positifs ne doivent pas faire oublier « les inquiétudes » suscitées par la baisse continue des dotations budgétaires des hôpitaux. M. Coquema promet, sur ce point, de faire preuve de « vigilance ».

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Cette entrée a été publiée le 2 février 2016 par dans Actualités.
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